Marketing local : toucher une audience vraiment précise
La plupart des budgets de publicité locale sont dépensés sur des gens qui ne viendront jamais. Voici comment resserrer le tir sans perdre en effet.
Le vrai périmètre d'un commerce de proximité
La zone de chalandise d'un commerce de rue se compte en minutes de marche, pas en kilomètres. Pour une boulangerie ou un coiffeur, l'essentiel de la clientèle vit ou travaille à moins de dix minutes à pied — soit un rayon de 700 à 900 mètres.
C'est la première erreur des campagnes locales : acheter une audience communale quand la vraie audience tient dans quatre rues. Vous payez pour des gens qui ne franchiront jamais votre porte.
Ce qui vise mal, ce qui vise bien
Vise mal
- Le toutes-boîtes : impossible de descendre sous le quartier, et une grande partie n'est jamais ouverte.
- La presse municipale : couvre la commune entière, sans distinction de quartier.
- La radio locale : le bassin d'écoute dépasse largement votre zone utile.
Vise bien
- Les réseaux sociaux géociblés : rayon paramétrable, mais une audience qui fait défiler.
- Google Ads local : capte une intention immédiate, sur un volume parfois très faible à l'échelle d'un quartier.
- Un écran chez un commerce voisin : l'audience est, par construction, composée de gens physiquement présents dans votre rue.
La précision ne vient pas que de la géographie
Un écran en salle de sport ne touche pas le même public qu'un écran en pharmacie, à cinquante mètres de distance. Choisir le type de commerce qui héberge votre publicité est un ciblage aussi puissant que le rayon.
- Un diététicien a intérêt à être vu en salle de sport, pas en tabac-presse.
- Un service d'aide à domicile touche mieux en pharmacie ou en cabinet médical.
- Un restaurant du midi gagne à être vu là où l'on passe entre 11 h et 13 h.
L'heure compte autant que le lieu
Un écran mesure l'affluence devant lui, heure par heure. Vous pouvez donc acheter uniquement les créneaux où votre cible est présente : un restaurant du soir n'a aucun intérêt à diffuser à 10 h du matin, et paie deux fois moins en ne prenant que les créneaux 17 h-20 h.
C'est la différence entre acheter une audience et acheter une audience utile. Aucun imprimé ne permet ça.
La répétition, encore
Une exposition unique ne produit presque rien. Le seuil admis en publicité locale tourne autour de sept expositions avant qu'un nom soit retenu. C'est ce qui disqualifie le tract — vu une fois — et qui explique pourquoi un écran chez le café du coin fonctionne : le même habitué le voit vingt fois par mois.
Mesurer, sinon rien
Un canal local qui ne se mesure pas est un canal qu'on renouvelle par habitude. Le minimum à exiger : combien de personnes ont été exposées, à quelles heures, et combien de temps votre message est réellement passé.
Questions fréquentes
Quelle est la zone de chalandise d'un commerce de proximité ?
Environ 700 à 900 mètres, soit dix minutes à pied. L'essentiel de la clientèle d'une boulangerie ou d'un coiffeur vit ou travaille dans ce rayon.
Combien d'expositions faut-il pour être mémorisé ?
Autour de sept. C'est ce qui rend la répétition plus importante que la portée en publicité locale, et ce qui disqualifie les supports vus une seule fois.
Comment cibler une audience précise en local ?
En combinant trois filtres : le rayon géographique, le type de commerce qui héberge le message, et les heures de diffusion. Un écran permet les trois, un imprimé aucun.
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Louez-le aux commerces du quartier. Vous touchez 100 % du tarif que vous fixez, soit environ 266 € par mois pour un écran loué au tiers. Aucun investissement, et vous validez chaque publicité.
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